Pendant six mois, en 2025, ISLI a eu son adresse au Printemps Haussmann, au 64 boulevard Haussmann à Paris. Ni une étagère, ni un week-end éphémère : un espace dédié dans l'un des grands magasins les plus emblématiques de France, où les visiteurs entraient dans notre univers sans connaître notre nom.
Six mois sur l'étage le plus exigeant de Paris
Le Printemps est l'endroit où les grandes maisons se tiennent côte à côte, et la résidence a posé nos pièces à quelques pas de vitrines qui ont vu défiler un siècle de mode. Pour un jeune studio, ce voisinage est une épreuve : le stand devait tenir son rang, chaque jour, devant un public qui voit ce que la ville vend de mieux.
Notre espace portait tout le vocabulaire du studio : les boucles d'oreilles dans leurs boîtes vives, les sacs sur leurs présentoirs, les couleurs faisant ce qu'elles font toujours. Les gens ralentissaient, s'approchaient, posaient des questions. Six mois laissent le temps de ce qu'un événement d'une semaine ne permet jamais : des visiteurs qui reviennent.
Des rendez-vous avec Karima
Tout au long de la résidence, la fondatrice Karima Bidar a tenu des rendez-vous particuliers dans l'espace. Les clientes s'asseyaient avec elle, parcouraient le processus de création du premier dessin à la pièce assemblée, et pouvaient commander des pièces sur mesure.
Ces conversations sont ce que nous avons gardé le plus précieusement. Un grand magasin mesure la fréquentation ; nous avons mesuré les personnes qui voulaient savoir comment une pièce se fabrique, et qui sont reparties avec un objet dessiné pour elles seules.
Ce que cela a changé
Depuis ses débuts, ISLI grandit selon un modèle indépendant où la création, la production et la distribution avancent en dialogue étroit. La résidence au Printemps a prouvé que ce modèle peut tenir dans le cadre le plus institutionnel du commerce français, sans rien céder de l'identité artisanale qui donne son sens au travail.