Nous avons lancé notre campagne à EP7, en plein cœur de Paris. Le bâtiment est singulier : sa façade est un mur d'écrans, si bien que ce qui s'y joue ne s'adresse pas à un public muni d'un billet, mais à la rue.
Un film sur une façade
Le temps d'une soirée, le film ISLI s'est déployé sur plusieurs étages. Nos formes, notre palette et nos pièces ont traversé un bâtiment, au milieu de la ville, à l'échelle de l'architecture plutôt qu'à celle d'une main.
Le lieu convenait au travail. EP7 est sonore, contemporain et visuel, plus proche d'une scène publique que d'une galerie, et nos couleurs ne sont pas timides. Des passants qui n'avaient aucune intention de découvrir une marque de bijoux ce soir-là l'ont vue malgré tout.
Ce que l'échelle nous a appris
Voir ses propres créations agrandies à ce point est une épreuve de vérité. Le détail disparaît, seule la structure subsiste. Nous avons appris que notre univers se lit de loin, parce qu'il repose sur une géométrie claire et des couleurs saturées plutôt que sur la finesse du détail.
Les formes sont restées lisibles. La palette est restée vive. Le film a porté la même énergie sur une façade que sur un écran tenu à bout de bras, ce qui nous a confirmé que le langage visuel est solide.
Paris, à voix haute
ISLI est dessiné à Paris et fait main à Casablanca, et cette soirée a donné à la moitié parisienne de cette phrase une existence publique. C'était une manière de dire, simplement et fort, que le studio est là.