Il y a des emballages de thé dans votre sac
Un sac structuré a besoin de quelque chose de rigide à l'intérieur. Sans armature, le cuir s'affaisse et la silhouette disparaît.
Ce que l'on utilise d'habitude
Le standard de l'industrie, c'est une plaque synthétique, produite neuve, achetée au rouleau. Ça fonctionne, ce n'est pas cher, et personne n'y pense parce que personne ne le voit jamais.
C'est précisément pour cela que cela vaut la peine de s'y arrêter. Les parties invisibles d'un produit, c'est là que se cachent la plupart des compromis.
Ce que nous utilisons à la place
Certains sacs ont, au cœur de leur armature, du carton recyclé récupéré sur des emballages de thé.
Ce n'est pas un geste symbolique et ce n'est pas décoratif. C'est une matière qui a la bonne rigidité, déjà produite, déjà en circulation, et qui aurait fini au rebut après un seul trajet, d'un entrepôt à un rayon.
La même logique que pour le cuir
Le cuir est issu de stocks dormants, sourcé auprès de réseaux responsables et de partenaires comme La Réserve des Arts à Paris. Des peaux haut de gamme qui existent déjà, choisies une par une plutôt que commandées neuves.
Le carton suit le même raisonnement, appliqué à la partie que personne ne voit.
Pourquoi cela compte
On parle de durabilité comme d'un engagement environnemental, et c'en est un. C'est aussi quelque chose de plus simple : une façon de valoriser ce qui est déjà là.
Faire du neuf avec ce qui existe déjà est plus difficile que de commander un rouleau de plaque synthétique. C'est aussi la seule contrainte intéressante que nous ayons trouvée.