Le cuir a déjà vécu une fois
Presque chaque sac que nous fabriquons commence comme le reste de quelqu'un d'autre.
Grâce à notre partenariat avec La Réserve des Arts, nous récupérons des chutes de cuir haut de gamme qui partiraient sinon à la benne. Ce ne sont ni des seconds choix ni des rebuts. Ce sont des fins de peaux venues de maisons qui travaillent à un très haut niveau d'exigence, des morceaux trop petits pour une grande production et parfaitement dimensionnés pour la nôtre.
Choisir, pas commander
Acheter du cuir de cette façon n'a rien à voir avec le fait d'en commander. Il n'y a pas de catalogue et pas de commande à repasser à l'identique. Il faut que quelqu'un aille voir, et choisisse morceau par morceau, en sachant à peu près ce dont le studio a besoin et en acceptant que la réponse dépende en partie de ce qui se trouve là cette semaine-là.
C'est plus lent. Cela veut dire aussi que la palette ne nous appartient jamais tout à fait. Une couleur arrive, nous dessinons autour d'elle, et quand elle est partie, elle est partie.
Pourquoi deux sacs ne sont jamais identiques
Chaque peau arrive avec son grain et sa couleur. Deux morceaux coupés dans deux chutes différentes ne seront pas identiques, et deux sacs que nous annonçons dans le même coloris peuvent s'écarter un peu quand on les met côte à côte.
Nous pourrions le masquer en travaillant du cuir neuf et uniforme. Nous préférons le dire franchement : la variation fait partie du résultat, ce n'est pas un défaut à corriger. C'est aussi la seule conséquence honnête de cet approvisionnement.
Ce que la récupération économise vraiment
L'étape la plus gourmande en ressources dans un sac en cuir n'est pas la couture, c'est la production de la peau. Utiliser une matière qui existe déjà supprime complètement cette étape de notre côté de l'équation. Rien du tannage, de l'eau ou des terres ne nous est imputé, parce que tout cela a déjà eu lieu pour la collection de quelqu'un d'autre.
C'est une affirmation plus étroite que de dire qu'un sac est durable, et nous préférons l'affirmation étroite parce qu'elle est vraie.
Les petites séries en découlent
On ne construit pas une grande collection reproductible à l'infini sur une matière qui arrive en quantités irrégulières. Travailler ainsi nous pousse vers de petites séries et vers des dessins qui encaissent un changement de couleur sans perdre leur forme.
Les sacs qui en sortent sont dans les sacs portés épaule, et l'histoire du studio qui les fait est dans notre histoire.