Two models wearing ISLI Studio earrings against an olive green backdrop

Isli et Tislit, la légende derrière le nom

Bien avant qu'il y ait un studio, il y avait une histoire racontée dans les montagnes de l'Atlas.

La légende

Isli et Tislit appartenaient à des tribus rivales. Ils s'aimaient, et il leur était interdit d'être ensemble. Leur chagrin devint si vaste que leurs larmes formèrent deux lacs, haut dans les montagnes. Ces lacs existent. Ils portent encore les noms des deux amants.

Quiconque a grandi en entendant des récits amazighs connaît celui-là. On le raconte aux mariages, on le redit aux enfants, et il change un peu à chaque fois qu'il est transmis.

Pourquoi un studio en tire son nom

Pour ce qui arrive à l'histoire elle-même, pas seulement aux amants.

Une légende qui traverse les siècles n'est jamais celle qu'elle était au départ. Les détails bougent. Une tribu change de nom. La fin s'adoucit, ou se durcit. Ce qui survit, c'est sa force, et c'est cette force qui porte l'histoire jusqu'à la génération suivante.

C'est exactement ce que nous essayons de faire avec des objets. Une forme empruntée à l'ornement amazigh, une couleur relevée sur une façade de Casablanca, une construction apprise d'un maroquinier qui la tenait de son propre maître. Rien de tout cela n'arrive intact dans la collection, et rien n'est censé y arriver intact.

Le patrimoine n'est pas un musée

Il y a une manière de traiter le patrimoine culturel qui l'aplatit : répéter le motif, le garder sous verre, l'appeler authentique. Un motif gardé inchangé finit par n'appartenir à personne.

L'autre voie est de continuer à le transformer, ce qui est plus risqué et demande davantage, et c'est la seule façon qu'une chose reste vivante.

Deux lacs dans l'Atlas prouvent qu'une histoire peut survivre à tous ceux qui l'ont racontée les premiers. C'est l'ambition derrière chaque pièce qui sort de l'atelier.

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